Lettre #3

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Lettre au temps

J'aimerais pouvoir te dire : je passe, et que tu souris en me disant : je t'attends. J'aimerais pouvoir t'inviter au dernier moment au cinéma, au restaurant, à danser... et qu'on trouve des solutions pour se retrouver. J'aimerais passer des weekends ensemble : loin, ou chez toi, seuls, ou avec tes enfants et que ça soit normal. J'aimerais une place dans ta vie, une vraie place, pas juste un "à-côté" quand tu as le temps, quand ça n'impacte pas le reste. J'attends plus que juste un midi où l'on mange à deux au lieu de manger seul. J'attends plus que juste une nuit volée entre 2h et 6h. Je souhaite être plus que du temps volé. Je souhaite être du temps dans ta vie. J'ai envie de quotidien. J'ai envie que tu m'autorises à être là. C'est ça. Simplement ça, que tu m'autorises à être là.
Parce que pour le moment je subis et je me fais du mal. C'est ma solution et elle est mauvaise. Je me fais du mal parce que ça donne une raison au fait qu'on ne se voit pas, ça me met en cause ; et parce que les choses qui me font du bien je n'ai plus la force d'y aller seul, toujours seul.
J'ai 30 ans et ma vie personnelle est un désastre. J'ai survécu jusque-là par ignorance. Je sens bien que je suis incapable de te donner l'amour dont tu as besoin, je ne sais que me plaindre et demander ton attention chaque instant. Je ne suis pas à la hauteur. Je croyais qu'aimer c'était partager du temps... comment fait-on quand le temps est justement la seule chose qu'on n'arrive pas à trouver ensemble ?
Mon moi rationnel me dit de tout arrêter, parce que c'est trop de souffrance, parce que tu es beaucoup trop haute pour moi : tu es le mont Everest et je suis un alpiniste débutant, tu es le baiser de Klimt et je suis en 1ère année d'art, tu es la pyramide du Louvre et je suis une simple maison. Tu es trop extraordinaire pour mon ordinaire.
Et tous les autres moi : le poète en tête, me disent que si ça n'est pas toi alors je peux arrêter là ma route dans la vie, arrêt décidé et brutal. Car rien d'autre ne mérite d'être vécu dans cette vie si je n'arrive pas à mettre un peu de bonheur dans la tienne.
Alors je choisis de continuer à me faire mal parce que c'est ma seule façon de ne pas te perdre.

Lettre #2

Rédigé par monsieurtruc Aucun commentaire
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Lettre au dos

Editeurs. Editrices.

Arrêtez, je vous en prie, de faire des dos français (et pour les incultes : arrêtez de confondre le dos avec la tranche d’un livre, ou pire la 4ème de couverture).

Le dos français est nul (toujours pour les incultes : le dos français se lit de bas en haut sur le dos du livre lorsqu’il est debout) je m’explique : lorsqu’un livre est posé (allongé) sur une table (de manière que la couverture soit visible, car c’est toujours mieux de voir la couverture plutôt que la 4ème de couverture) alors (et c’est là que ça devient intéressant) le titre sur le dos est à l’envers (hérésie !). Que faire ? me demanderez-vous, et vous auriez raison de me poser la question. Préférez le dos anglais (ô joie incommensurable), mais pourquoi ? C’est tout simple : le titre est à l’endroit lorsque le livre est posé quelque part (et ça on aime. Note pour les incultes encore : ça veut dire que le titre se lit de haut en bas lorsque le livre est debout).

Et surtout, éditeurs, éditrices, harmonisez vos dos (car il n’y a rien de pire que d’alterner dos anglais et dos français dans une bibliothèque ; c’est horrible, horrible !).

Merci de l’attention portée à cette requête.

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