Sensation froide sur la tempe. L'arme semi-automatique est chargée, prête à tirer un trait sur une vie. A l'intérieur du crâne les neurones sont en ébullition ; les souffrances prennent trop de place, trop de temps, sont trop intenses, trop présentes, sans arrêt, trop ! juste trop...
La main lourde d'attendre devient douloureuse, les doigts contractés depuis de longues minutes pourront bientôt se détendre définitivement.
Le souffle et les larmes se confondent. Disparaître n'est pas facile. Ni pour celui qui part, ni pour ceux qui restent.
Partir pour soulager le corps et l'esprit qui sont dans l'impasse, pas de retour en arrière possible, aucune aide envisageable, rien ! A part la douleur qui s'aggrave chaque jour. Sans échappatoire. Alors...
Pression de l'index. Explosion dans la chambre du canon. La balle est propulsée plus vite que le son. Elle parcourt les quelques centimètres pour sortir de l'arme en moins d'un millième de seconde.
Détonation. Tout est fini !