Ma tête est malade

Le blog de Monsieur Truc

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Un spectacle magique pour tous les amoureux de comédies musicales !
Les interprètes mettent tous leurs talents au service d'une histoire portée par la musique de Gershwin, des chorégraphies sublimes et d'une précision incroyable.

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Vive le spectacle vivant  !

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Je n'aurai pas d'enfant. Je ne peux pas en avoir. Deuil de la paternité !

Je ne pleure pas mon incapacité à donner la vie mais la mort du rêve d'être père. Oui c'était un rêve et le réel y met fin. A quoi bon ma vie ? Pourquoi continuer si le sens n'est plus là ?
La vie, farce ultime de l'univers. Minuscules atomes dans le tourbillon interstellaire.

J'avais l'envie d'être père, de connaître cette relation unique entre deux êtres, de vivre un 2 qui devient 3. Je perds cette possibilité. Je tombe et je n'ai aucune envie de me relever. Laissez-moi à terre. Que les autres continuent s'ils ont envie. Moi. Je m'arrête là.

Donnez-moi du repos. Les émotions m'ont assailli et je suis KO. Donnez-moi du temps. Et si je ne me relève pas vous n'aurez qu'à m'ensevelir sous un peu de terre. Cela sera suffisant pour me servir de tombe. Je n'ai pas besoin de plus.

Je tue le père en moi. Je me tue.

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Il fait nuit. J'ai les mains crispées sur le volant. Ligne droite sur plusieurs kilomètres. Feux de route. Je suis seul. Seul sur cette route. Seul dans cette voiture. Et seul dans la vie.
Mon pied droit accentue sa pression sur la pédale d'accélération. Le moteur vrombit. L'aiguille du cadran passe de dizaine en dizaine, la limitation de vitesse est dépassée depuis longtemps. Jusqu'à ne plus pouvoir accélérer. 150, sur une route à 80.
La vitesse. Dernière ivresse avant la fin ! Les bords de la route deviennent flous. La ligne blanche centrale devient le dernier repère dans la nuit à cette vitesse. La route est bordée d'arbres. Il ne suffit plus que d'un geste. Un mouvement rapide des mains sur le volant et c'est terminé.
Respirer une dernière fois. Fermer les yeux. Et transformer toute cette énergie cinétique en instrument de mort. Un bref instant et c'est l'impact !
Brutal et irréversible.

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Sensation froide sur la tempe. L'arme semi-automatique est chargée, prête à tirer un trait sur une vie. A l'intérieur du crâne les neurones sont en ébullition ; les souffrances prennent trop de place, trop de temps, sont trop intenses, trop présentes, sans arrêt, trop ! juste trop...
La main lourde d'attendre devient douloureuse, les doigts contractés depuis de longues minutes pourront bientôt se détendre définitivement.
Le souffle et les larmes se confondent. Disparaître n'est pas facile. Ni pour celui qui part, ni pour ceux qui restent.
Partir pour soulager le corps et l'esprit qui sont dans l'impasse, pas de retour en arrière possible, aucune aide envisageable, rien ! A part la douleur qui s'aggrave chaque jour. Sans échappatoire. Alors...
Pression de l'index. Explosion dans la chambre du canon. La balle est propulsée plus vite que le son. Elle parcourt les quelques centimètres pour sortir de l'arme en moins d'un millième de seconde.
Détonation. Tout est fini !

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Passer la barrière et se suspendre au-dessus du vide. Équilibre instable au bord de la chute. Pieds et mains, derniers liens avec la vie, il ne reste plus qu'à lâcher prise... littéralement.
La respiration s'accélère à la vue de la hauteur. Les mains resserrent leur étreinte à la barre du pont, instinct de survie qu'il faudra combattre. Fermer les yeux et respirer. Lentement et profondément. Relâcher les muscles et se laisser aller. Les doigts cèdent un à un jusqu'à la limite critique du maintien de l'équilibre. Un pas en avant pour achever le mouvement. C'est la chute. Implacable. Sentir le vent sur son visage, l'esprit enfin apaisé... il n'y a plus rien à penser. La gravité seule réalise l'inéluctable. Éprouver une dernière fois l'ivresse de la liberté avant le choc. Brutal et bref. Un instant : la vie, le suivant : la mort.

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Allongé dans la baignoire, l'eau chaude presque brûlante ; chaque veine du corps est bien visible, comme dans un ouvrage anatomique. La chaleur de l'eau anesthésie le corps, on se sent déjà ailleurs. La lame du rasoir tenu entre deux doigts tranche sans effort la peau et ouvre les veines, coupe longitudinale d'un seul tenant. Un bras, puis l'autre.
L'eau du bain se colore... le nuage devient rouge. On se sent à peine partir. A chaque battement le cœur propulse un peu moins de sang. Bientôt il s'arrêtera, l'esprit est déjà loin. La vie s'évanouit sans effort.

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Quelle molécule ? Quelle quantité ?
Il faut calculer, s'organiser et tenir jusqu'au bout. Compter chaque comprimé, s'assurer que la dose est suffisante et se taire.
Quand tout est prêt ne pas reculer ! Avaler, sans s'arrêter, toutes les pilules. Et le plus difficile : résister.
Résister à l'instinct de survie, appeler à l'aide ou se faire vomir. La tentation sera forte, l'esprit faible. Garder intact sa volonté au moment où elle vacille, premier effet de l'overdose. Se sentir partir et laisser faire. Plonger vers ce sommeil qu'on sait définitif. Peut-être se coucher et s'endormir, dernier voyage vers Morphée. Peut-être écrire quelques mots sur une feuille, dernier message aux vivants.
Et partir comme on l'a choisi. Avoir ce courage-là.

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Le nœud glisse autour de la gorge, la respiration est coupée ainsi que la circulation du sang vers le cerveau. L'asphyxie va prendre du temps, quelques minutes où le corps va lutter, se débattre avant la perte de connaissance, le lâcher prise ultime. Les bras d'abord vont cesser leurs tentatives désespérées de se libérer de cette strangulation. Premier pas vers la fin. Puis les tremblements des muscles vont se calmer, tout le corps va se relâcher ; il n'y a plus d'air dans les poumons, le sang ne contient presque plus de dioxygène et sature en dioxyde de carbone. Le corps s'empoisonne lui-même. La conscience bascule, derniers instants de vie. Le cerveau s'éteint petit à petit, la mort gagne toujours.

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Une cible tatouée sur la poitrine. Cible rouge, comme une marque prophétique. Quelques centimètres au-dessus de la peau se tient la lame tranchante d'un poignard. J'appuie de toute mes forces pour que la pointe pénètre dans la peau. Elle traverse l'épiderme puis le derme, le sang commence à couler ; étrangement assez peu pour le moment. La lame poursuit son chemin, je dois appuyer plus fort pour la faire passer entre les côtes. Elle éraille l'os en se glissant dans la cage thoracique, je sens la vibration que cette friction engendre. Enfin la pointe atteint le cœur, objectif fatal. Elle perce le ventricule droit et continue jusqu'à ressortir de l'autre côté de l'organe. Le cœur continue de battre comme il peut. Le sang s'écoule peu de la double plaie pour l'instant, la lame fait obstruction. C'est alors que viens le moment capital : arracher cette lame mortelle. Cela demande presque plus d'énergie que pour la planter. Le cœur se vide de tout son sang, il ne pompe plus rien, il s'effondre comme pris de spasmes, dernières étincelles de vie. L'oxygène vient à manquer partout dans le corps, le cerveau s'éteint définitivement en quelques minutes.
La lame ensanglantée contemple son œuvre. Un homme est mort.